Les joueurs qui seraient venus à bout de WRC 8 durant le confinement n'attendent que cela : la sortie de la neuvième édition. Nous avons pu l'essayer.

La prudence invite à ne jamais houspiller le lion qui sommeille. Sa réaction peut s’avérer imprévisible. Comme lorsqu’un stagiaire irrévérencieux agite un joystick narquois sous le nez d’un quarantenaire officiellement rangé des simulateurs de conduite : d’ordinaire, rien ne se passe. A la manière du fauve en cage, la vieille bête daigne à peine jeter un regard à l'impudent qui imagine attiser sa curiosité avec de tels enfantillages. Un jeu vidéo. Peuh ! Et puis quoi encore ? Une course pour voitures autonomes ? La jeune génération ne sait-elle donc pas qu'un bolide se conduit "pour de vrai", sur une route qui secoue les tripes et recèle tous les dangers ?

“Ah ? Parce que vous roulez comme ça sur route ouverte, vous ?”, rétorque le freluquet en pointant du menton l’écran de son ordinateur tandis qu’il démontre le potentiel du nouveau jeu WRC 9 produit par Nacon et KT Racing. On y voit une Toyota Yaris adopter des postures scabreuses sur les pistes du Rallye du Kenya. Sous la hargne de son moteur et dans le vacarme des gravillons arrachés par ses quatre roues motrices, l'engin de compétition entretient des dérives millimétrées d’un bout à l’autre du virage. Son comportement affiche un réalisme proprement époustouflant, mais pas au point de sembler artificiel : voilà qui est heureux car, comme chacun le sait, la perfection n’est pas de ce monde et la crédibilité du jeu en souffrirait.

Pour continuer à lire, inscrivez-vous !

14 jours d'essai gratuit

Lecture sans publicité, accès illimité à des milliers d’articles premium, flux personnalisé, revue de presse du jour.

J'ai déjà un compte