Gary Gensler, le patron du gendarme américain de la Bourse, a passé un grand oral devant les sénateurs pressés de voir s'appliquer un cadre réglementaire à l'univers encore "sauvage" des cryptomonnaies. Nommé il y a cinq mois, cet ancien banquier en a profité pour souligner le manque de moyens de son institution pour mener à bien ses missions.

L'impatience de voir une réglementation s'appliquer aux échanges de cryptomonnaies, en plein essor, est à son comble aux Etats-Unis. Après avoir fait un appel du pied début septembre aux entrepreneurs du secteur qui se lancent dans ces nouveaux moyens de paiement, Gary Gensler, le patron de la SEC (Securities and Exchange Commission), le gendarme américain de la Bourse, était attendu lundi pour passer sur le gril des sénateurs lors d'une audition devant l'une des commissions de la chambre haute. Face aux questions pressantes des élus le questionnant sur les dangers et l'encadrement de ces cryptomonnaies - qui pour l'heure échappent à de nombreuses autorités de contrôle -, Gary Gensler, nommé à la tête de la SEC il y a cinq mois, avance encore à pas mesurés sur le sujet.

Tout en prônant l'innovation de ce secteur né avec la naissance du protocole Bitcoin, au lendemain de la crise financière de 2008, cet ancien banquier de Goldman Sachs veut mettre de l'ordre dans le "Wild West" (en référence à la conquête de l'or à l'Ouest américain et au temps des cow boys hors la loi).

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