Le tribunal judiciaire de Paris a jugé, ce mardi, que la mise en place du dernier plan de suppression de postes chez l’opérateur au carré rouge était entachée de « déloyauté ». Il donne raison aux syndicats, qui affirment que la direction a menti sur ses intentions le temps qu’un accord sur l’emploi arrive à échéance. Le tribunal critique aussi les arguments de SFR pour justifier ce dégraissage. Ce jugement pourrait influer sur la décision de la Drieets, l'administration qui doit bientôt se prononcer sur ce plan social.

Pour la direction d'Altice, c'est un camouflet. Le tribunal judiciaire de Paris a rendu son jugement, ce mardi, concernant le nouveau plan social de 1.700 personnes , soit un salarié sur cinq, chez SFR. L'institution ne mâche pas ses mots. Elle estime que la mise en place des coupes d'effectifs a été réalisée de manière « déloyale » , comme les syndicats le dénoncent depuis des mois. L'opérateur au carré rouge, propriété du milliardaire Patrick Drahi, est condamné à payer 10.000 euros de dommages et intérêts à la CFDT, à la CFTC, à l'Unsa et au Comité social et économique (CSE) central de l'unité économique et sociale de SFR. Le groupe de Patrick Drahi devra, également, leur reverser 4.000 euros au titre des frais de procédure.

Le tribunal a ainsi donné raison aux syndicats. Ceux-ci accusaient la direction de SFR de les avoir roulé dans la farine. Selon eux, les dirigeants du groupe se sont préparés dès 2020 à tailler dans les effectifs, alors qu'un accord, baptisé « New Deal » et visant à maintenir l'emploi, courrait jusqu'au 31 décembre cette même année. , souligne le jugement, auquel a eu accès.

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