OPINION. Plusieurs candidats déclarés à la présidentielle française souhaitent un rapprochement avec la Russie. Concrètement, quelles formes une telle politique prendrait-elle ? Par Guillaume Lagane, Sciences Po

Alors que Marine Le Pen, Jean‐Luc Mélenchon et Nicolas Dupont-Aignan sont déjà entrés dans la course présidentielle, et que l'annonce d'une candidature Éric Zemmour semble n'être plus qu'une question de semaines, il est intéressant d'imaginer ce que serait la politique que l'une de ces personnalités conduirait vis-à-vis de Moscou si elle venait à être élue en mai prochain.

En effet, au-delà de leurs divergences, tous ces responsables ont en commun un rejet de la ligne dure adoptée par la France et l'UE vis-à-vis de la Russie, expriment (à divers degrés) leur respect envers Vladimir Poutine et prônent un rapprochement significatif entre Paris et le Kremlin. Ils développent des positions que François Fillon, le candidat de la droite lors de la précédente élection présidentielle, avait déjà tenues .

Un tropisme pro-russe relativement répandu

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