Et pourquoi elle a intégré leur histoire à la sienne

Pékin tombe en 1215. Le dernier empereur Song du Sud se soumet en 1279. Kiev est pillée en 1240, Bagdad en 1278. À la bataille de Legnica en Pologne, en 1241, la fine fleur de la chevalerie polonaise du prince Henri II le Pieux, pourtant allié aux redoutables chevaliers teutoniques, est massacrée par les archers cavaliers des troupes du petit-fils de Gengis Khan. Les sources européennes de l’époque parlèrent de 100 000 cavaliers mongols. Les historiens ont revu ce nombre à moins de 10 000. C’est dire à quel point la horde a toujours été à la fois quantitativement surdimensionnée et qualitativement discréditée : ils sont légion mais ce sont des barbares, incapables donc de fonder, de légiférer, de conserver, de transmettre. Table rase et terre brûlée ont longtemps été tenues pour les seules politiques possibles de la horde. Dans ‘The Horde, How the Mongols’ changed the world, paru aux presses de Harvard, Marie Favereau prouve le contraire.

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