La pénurie met en évidence les problèmes structurels posés par la transition vers zéro émission en 2050

Le mois prochain, les dirigeants du monde entier se réuniront à l’occasion du sommet COP 26 et déclareront qu’ils ont l’intention de faire en sorte que les émissions mondiales nettes de carbone atteignent zéro d’ici à 2050. Alors qu’ils s’apprêtent à s’engager dans cet effort de 30 ans, la première grande frayeur énergétique de l'“ère verte” se déroule sous leurs yeux. Depuis mai, le prix d’un panier de pétrole, de charbon et de gaz a grimpé de 95 %. La Grande-Bretagne, pays hôte du sommet, a rouvert ses centrales électriques au charbon, le prix de l’essence aux États-Unis a atteint 3 dollars le gallon [0,69 euro/litre, ndt], des pannes d’électricité ont frappé la Chine et l’Inde, et Vladimir Poutine vient de rappeler à l’Europe que son approvisionnement en carburant dépend de la bonne volonté de la Russie.

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