« L’histoire nous apprend que la Pologne et la France ne se sont jamais affrontées. Nous avons coopéré au temps de Charles de Gaulle et de Solidarité. Depuis, nous avons toujours été très proches. En cette épreuve difficile que nous traversons tous, en Europe et ailleurs, nous avons d’autant plus besoin, par-delà les antagonismes, de compréhension mutuelle et de coopération »

Le 11 novembre reste pour les Polonais leur fête la plus importante. Après 123 années passées à être démembrée par les empires allemand, russe et autrichien, le 11 novembre 1918, la Pologne fait son retour triomphal sur les cartes de l’Europe, prête à voler de ses propres ailes.

Ce vol fut pourtant de courte durée, interrompu brutalement en septembre 1939, ces mêmes Allemands et Russes nous ayant envahis, avec un Autrichien d’origine comme chef d’orchestre, un certain Adolf Hitler. Le 1er septembre 1939, l’invasion allemande de la Pologne marque le début de la seconde Guerre mondiale. Le 17 septembre, profitant de l’inaction de la France et des Britanniques, et conformément à un protocole secret conclu entre Hitler et Staline, la Russie pénètre dans l’est de la Pologne. Son occupation durera durant de longues décennies après la guerre.

Pour les Polonais, l’histoire est maîtresse de vie. C’est elle qui nous apprend à compter avant tout sur nous-mêmes, ce qui ne rime pas avec égoïsme. C’est grâce aux Polonais que deux millions d’Ukrainiens fuyant la guerre dans leur pays trouvent refuge en Pologne (oui, le plus grand nombre d’immigrés viennent en Europe de l’est et non pas du sud). C’est la Pologne qui est havre de paix pour des dizaines de milliers de Biélorusses cherchant à s’échapper des griffes de Loukachenko, un satrape démoniaque soutenu par la Russie. La Maison biélorusse à Varsovie et l’aide apportée aux opprimés traduisent un engagement plus que déterminé du gouvernement polonais.

Notre histoire nous a appris à être solidaires car la solidarité est synonyme dans le futur de bonnes relations et de coopération. C’est pour cette raison que nous coopérons avec tous les pays qui forment l’initiative des Trois Mers, d’Estonie jusqu’en Croatie. Un projet politique d’envergure reliant des États dont l’histoire, surtout celle des années 1945-1989 – à travers une soumission économique à l’URSS – est si similaire.

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