L’Union européenne a annoncé une reprise de ses négociations commerciales avec l’Inde. Parce que de nouveaux variants plus mortels pourraient s’y développer, parce que l’Afrique a besoin des capacités de l’industrie pharmaceutique indienne, venir à son secours est sanitairement primordial. Et stratégiquement propice

Lors du Sommet européen à Porto, samedi , l’Union a annoncé une reprise de ses négociations commerciales avec l’Inde. Engagées en 2007, elles avaient échoué en 2013 et été abandonnées depuis. Mais aujourd’hui, avec la Chine clairement en toile de fond, les deux parties considèrent que nous sommes entrés dans une « nouvelle ère », comme l’a résumé Charles Michel, le président du Conseil européen. La pandémie de coronavirus pousse, elle aussi, avec urgence, à retrouver la route des Indes.

Chine, 16 500 milliards de dollars de PIB selon le FMI ; Inde, 2 850 milliards, six fois moins. L’Europe avait fait son choix. L’Inde n’était qu’un partenaire de second rang. « En puissance », comme on désigne ce qui n’est pas. Les négociations commerciales avaient échoué il y a huit ans sur des sujets annexes comme les pièces auto ou la reconnaissance du whisky écossais, mais personne dans l’Union n’avait considéré qu’il était important d’insister pour trouver un compromis. En outre, l’élection en 2014 du nationaliste Narendra Modi avait clos le dossier. Le nouveau Premier ministre jouait la fermeture et l’autonomie. Tant pis pour l’Inde.

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