Les entreprises estiment que les aides aux demandeurs d’emploi nourrissent le chômage

Les Américains seraient-ils gagnés par la perversion de la protection sociale comme nombre d’Européens ? C’est du moins l’analyse du Parti républicain et d’une partie du monde des affaires alors que le rebond des créations d’emplois aux Etats-Unis a subi un coup de frein net et inattendu en avril, avec 266 000 créations de postes non-agricoles au lieu du million attendu et une remontée légère du taux de chômage de 6 % en mars à 6,1 % en avril. « Il est clair que payer des gens à ne pas travailler est en train d’étouffer ce qui devrait être un marché plus fort. Nous avons besoin d’une approche globale en matière de main-d’œuvre et la vraie menace réelle que représentent pour la reprise de notre économie les postes vacants. Il est temps que les autorités en finissent avec l’aide supplémentaire de 300 dollars par semaine aux demandeurs d’emploi », réclame Neil Bradley, le vice-président exécutif de la Chambre de Commerce des Etats-Unis dans un communiqué .

« Il s’avère que payer des millions d’Américains à rester chez eux amène des millions d’Américains à rester chez eux. Il faut remettre les Américains au travail et les sortir du chômage », résume plus crûment une représentante républicaine de Caroline du Sud. Mis en place pour amortir le choc économique de la pandémie, les 300 dollars alloués en surplus, chaque semaine, aux chômeurs s’ajoutent à des indemnités chômage hebdomadaires qui tournent autour de 318 dollars. Selon l’analyse de la Chambre de commerce américaine, un récipiendaire sur quatre gagnerait plus en restant chez lui qu’en travaillant... Partageant ce constat, certains gouverneurs républicains ont annoncé que leurs Etats allaient mettre fin à cette aide complémentaire.

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