Outre son impact sanitaire et économique, la deuxième vague de la pandémie qui frappe violemment le pays pourrait durablement affecter sa place dans le monde et l’amener à réviser ses priorités stratégiques

Toujours embourbée dans une crise sanitaire d’une ampleur sans précédent , l’Inde livre une bataille contre la pandémie qui a mis en évidence les limites de sa puissance. Pour la première fois depuis 2004, date à laquelle New Delhi a révisé sa politique en la matière en refusant toute aide extérieure, le gouvernement de Narendra Modi a demandé et accepté de recevoir des contributions étrangères pour le soutenir dans sa lutte contre la pandémie.

Cette évolution ne sera pas sans conséquence stratégique pour le pays qui s’était positionné, depuis près de deux décennies, comme donateur et non bénéficiaire. L’Inde pouvait se targuer d’avoir aidé un pays pauvre comme Haïti, après le séisme de 2010, aussi bien qu’un pays industrialisé comme le Japon, à la suite du tsunami qui avait ravagé la côte nord-est de l’Archipel en mars 2011. Syed Akbaruddin, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, avait bien résumé, en 2013, la position de son pays : « Notre règle générale est désormais de dire que nous avons la capacité adéquate de répondre aux besoins d’urgence ».

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