Les deux derniers attentats qui ont frappé le pays, au cours du week-end, mettent en évidence les difficultés des autorités à affronter la menace terroriste. Pour y parvenir, une coopération régionale apparaît indispensable

« Je suis maintenant le quatrième président américain à connaître la présence de troupes américaines en Afghanistan. Deux républicains. Deux démocrates. Je ne passerai pas cette responsabilité à un cinquième », a déclaré Joe Biden pour motiver sa décision de retirer tous ses militaires d’Afghanistan d’ici à septembre. Il estime en effet que « maintenir des milliers de soldats cloués au sol et concentrés dans un seul pays, compte tenu des milliards de dollars dépensés chaque année, n’a guère de sens pour moi ».

Pour les Afghans, en revanche, la question de savoir ce que leur pays deviendra après le départ du dernier soldat américain est lourde de sens. L’attentat contre une école qui a fait, samedi à Kaboul, plus de 60 morts, puis celui contre un autobus, dans la nuit de dimanche à lundi (11 morts), mettent en évidence la fragilité de la situation dans le pays et les difficultés extrêmes que les autorités afghanes vont devoir gérer une fois que les Etats-Unis leur auront tourné le dos.

Au fond, le gouvernement afghan sait que ce départ annonce le retour des talibans, auxquels il impute les deux derniers attentats à la bombe, et de leur allié, le Pakistan. Joe Biden a notamment appelé Islamabad à s’investir davantage pour soutenir l’Afghanistan alors que, ces dernières années, les Pakistanais ont souvent été pointés du doigt pour leur attitude vis-à-vis de ces combattants. face à l’appui que le Pakistan offre aux organisations terroristes ».

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