L’avionneur européen a vu son activité redécoller au premier semestre en dépit de la crise sanitaire qui continue de frapper le secteur aérien. Il revoit ses objectifs de livraisons et de bénéfices à la hausse et veut accélérer dans le fret

Airbus veut rester « prudent », mais peut avoir le sourire. Le géant européen a multiplié par deux sa prévision de résultat opérationnel (Ebit) ajusté à quatre milliards d’euros. Il s’attend à dégager deux milliards d’euros de flux de trésorerie disponible après des résultats semestriels meilleurs que prévu.

Le premier constructeur aéronautique mondial a déclaré qu’il commençait à bénéficier des signes de redressement du transport aérien. Grâce à ses divisions d’ aviation commerciale et d’hélicoptères, Airbus a enregistré un bénéfice d’exploitation de 2,009 milliards d’euros au deuxième trimestre, contre une perte de 1,23 milliard un an plus tôt, alors que son chiffre d’affaires a augmenté de 70 % pour atteindre 14,177 milliards. Au premier semestre, Airbus a enregistré un bénéfice d’exploitation de 2,703 milliards d’euros, dépassant ainsi son objectif annuel précédent.

La pandémie de « Covid-19 n’est pas terminé », a déclaré jeudi 29 juillet le président exécutif d’Airbus, qui entend désormais livrer 600 appareils commerciaux en 2021 contre au moins 566 auparavant. « Les niveaux de vaccination sont très différents dans le monde et nous ne pouvons pas exclure qu’après la variante Delta, il y en ait une autre, donc nous pensons qu’il faut rester très prudent », a-t-il affirmé, ajoutant : « La route va être cahoteuse en termes de reprise. »

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