L’Europe a reporté à décembre sa stratégie de lutte contre la déforestation importée alors que le « poumon de la terre » est à saturation et ne parvient plus à retenir le CO2

Depuis le 29 juillet, la terre vit à crédit. La capacité totale d’absorption annuelle des émissions de CO2 par les sols, l’océan et les forêts a été atteinte. Ce « jour du dépassement » permet de matérialiser la quantité de gaz à effets de serre qui s’échappent dans l’atmosphère et participent au réchauffement.

Le « poumon de la terre », l’Amazonie, qui absorbe jusqu’à 14 % du CO2 mondial, est à un point de saturation tel qu’elle n’est plus véritablement considérée comme un « puits de carbone ». A certains endroits, cette forêt émet même plus de CO2 qu’elle n’en capte.

La cause ? La déforestation. Plus de quatre millions d’hectares de forêts tropicales ont disparu dans le monde en 2020, soit l’équivalent des Pays-Bas, dont un quart au Brésil où la déforestation résulte notamment de « brûlis » déclenchés par les agriculteurs pour nettoyer la terre et la rendre cultivable. Ces petits incendies donnent régulièrement naissance à , relâchant du CO2. Cette année encore, les experts craignent le pire.

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