« Le sale jeu politique italien a fini par défigurer ce qui fut la jolie économie italienne depuis la fin de la Guerre. Les entreprises privées ne sont pas immunisées comme elles le pensaient. Le plus gros pari de Mario Draghi est de demander aux Italiens (...) de ne plus donner leur voix aux démagogues parce que cela ne compte pas ou bien encore qu’ils sont tous pareils »

Sur les vingt-six empereurs romains (reconnus par le Sénat, il y en eut bien plus d’autoproclamés), un seul ne mourut pas de mort violente. C’est dire si le poste qu’occupe Mario Draghi à Rome est dangereux. Depuis le si étrange Silvio Berlusconi, média-mogul, chanteur et organisateur de partouzes qui fut président du Conseil trois fois pour un total de huit ans, ses successeurs ont été placés sur un carrousel d’une rotation d’environ deux ans. Tous pourtant avaient des grandes qualités : le commissaire européen Mario Monti , l’intellectuel Enrico Letta, l edit surdoué Matteo Renzi déboîté aussi vite que les autres, Paolo Gentiloni et, enfin, l’inconnu, comme homme politique autant que comme avocat, Guiseppe Conte.

« L’homme qui a sauvé la monnaie unique sauvera l’Italie ! Tel est le souhait des Italiens, des Européens, de tous ceux, plus nombreux encore, qui ne désespèrent pas de la politique et de la démocratie (...) Il connaît donc tout de l’intérieur, l’Italie, l’Europe, le monde. Mais connaître n’est pas survivre dans les paniers de crabes du palais Montecitorio et du palais Madame »

Pour continuer à lire, inscrivez-vous !

14 jours d'essai gratuit

Lecture sans publicité, accès illimité à des milliers d’articles premium, flux personnalisé, revue de presse du jour.

J'ai déjà un compte