Chaque métamorphose de la « ville la plus belle du monde » a d’abord fait l’objet de controverses

« C’est beau, hein ? », disent parfois les chauffeurs de taxi de la capitale. « Il n’y a qu’un Parisien pour se sentir propriétaire de la beauté de sa ville », s’amuse Antoine Picon, directeur de recherches à l’Ecole des Ponts ParisTech, cité dans l’exposition « La beauté d’une ville : controverses esthétiques et transition écologique à Paris », jusqu’au 26 septembre au Pavillon de l’arsenal. Elle tombe à point nommé, puisqu’au printemps dernier a émergé sur les réseaux sociaux le mouvement #SaccageParis qui dénonce les choix de mobilier urbain de la mairie, la saleté et les pistes cyclables créées pendant la pandémie sur le modèle de l’urbanisme tactique .

Si l’esthétique parisienne est unanimement reconnue – elle est copiée à Las Vegas, en Chine, à Marne-La-Vallée – « chaque étape de sa métamorphose a fait l’objet de controverses intenses » et, de plus en plus, « les Parisiens veulent participer au débat », est-il écrit à l’entrée de l’exposition.

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