Début août, Alexandre de Moraes avait demandé l’ouverture d’une enquête contre le chef de l’Etat pour diffusion de fausses informations concernant le système de vote électronique

Jair Bolsonaro a décidé d’entamer un bras de fer avec l’un des onze juges de la Cour suprême du Brésil. Vendredi 21 août, le chef d’Etat brésilien a demandé au Sénat d’ouvrir une procédure de destiution à l’encontre d’Alexandre de Moraes. Une décision qui pousse plus loin la passe d’armes entre le président et la justice brésilienne, indique Le Monde.

Tout a commencé le 4 août, lorsque Alexandre de Moraes a décidé d’ouvrir une enquêtre contre Jair Bolsonaro pour diffusion de fausses informations. Le juge de la cour suprême a agi après avoir reçu une requête du Tribunal supérieur électoral. Cette instance a en effet décidé d’ouvrir une enquête contre le président brésilien pour « abus de pouvoir politique et économique (...) dans ses attaques contre le système de vote électronique et la légitimité des élections de 2022 ».

Jair Bolsonaro est notamment mis en cause pour la tenue de propos critiques sur un Facebook Live. Lors de celui-ci, le chef de l’État avait indiqué qu’il existait des fraudes dans le système d’urnes électronique en vigueur au Brésil. Et ce, sans apporter de preuve. Un positionnement qui rappelle celui de Donald Trump à la suite de sa défaite lors de l’élection présidentielle de 2021.

Le bras de fer entre Jair Bolsonaro et le système judiciaire brésilien est plus ancien et remonte à l’ouverture d’une autre enquête par la Cour suprême, en 2019. L’instance souhaitait faire le point sur de fausses nouvelles et des menaces envers certains de ses juges. Dans sa récente demande, le président brésilien fustige l’institution comme étant « un censeur de la liberté », « en même temps enquêteur, accusateur et juge ».

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