Les deux parties font un pas vers l’autre en vue des scrutins régionaux et municipaux du 21 novembre... au grand bénéfice du pouvoir en place

Encalminés depuis plus de deux ans, les efforts de la Norvège, des Pays-Bas et de la Russie pour amener autour d’une table de négociation le régime chaviste de Nicolas Maduro et l’opposition vénézuélienne semblent commencer à porter leurs fruits. Après s’être entendues sur un protocole d’accord et bouclé un premier round de discussions, le 13 août à Mexico, les deux parties se retrouvent le 3 septembre dans la capitale du Mexique alors que de gros progrès ont été enregistrés ces derniers jours. Dans un communiqué, la Table de l’unité démocratique (MUD) qui regroupe l’essentiel de l’opposition a annoncé, le 31 août à Caracas, qu’après « un long et difficile processus de délibération interne », elle avait décidé de participer aux élections régionales et municipales du 21 novembre en évoquant « la difficile situation que traverse le Venezuela et le sentiment d’urgence face à sa souffrance ».

Pour le reste, les intéressés ne se font guère d’illusions. « Nous savons que ces scrutins ne seront ni justes, ni conventionnels. La dictature a imposé de graves obstacles qui mettent en danger la volonté de changement du peuple vénézuélien » dit le communiqué de la MUD, qui y voit néanmoins une étape pour arriver à une « vraie solution à la crise » avec l’organisation d’« élections présidentielles et législatives libres ». « Le fait d’établir un contact avec le régime ne signifie en rien une légitimation », se défend Ramos Allup, son dirigeant.

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