Tout le monde est d’accord pour mettre fin à cette pratique indéfendable utilisée sur les poussins mâles. Mais qui va en payer le prix ?

« Arrêter l’euthanasie des poussins mâles, toute la filière œuf, tous les éleveurs, y sont favorables. Notre objectif est de n’avoir honte de rien dans notre métier , d’être fiers d’évoluer et comme on a, aujourd’hui, des techniques pour éviter cela, nous devons les mettre en œuvre. » Voici le préambule d’une conversation avec Nicolas Quilleré, éleveur bio installé dans le Morbihan, à Plumeliau. Il est à la tête de deux élevages de 6 000 poules chacun ; trois millions d’œufs sortent de chez lui chaque année.

La production française est issue de 50 millions de poulettes , ce qui signifie que, parallèlement, 50 millions de poussins mâles, qui par définition ne pondent pas et qui ne peuvent pas être élevés pour leur chair, sont éliminés annuellement. Détectés visuellement par un sélectionneur, ils sont tués au CO2, puis broyés et transformées en nourriture animale. La perspective de l’interdiction de ces euthanasies, qui interviendra au 31 décembre 2022, Nicolas Quilleré la voit d’un bon œil. Mais, comme toute la filière, il est confronté au coût de ce progrès en termes de bien-être animal.

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