A son tour, le secrétaire général de la CFDT ne veut pas participer aux discussions sur les retraites demandées par le Président de la République

Et de deux ! Dans son interview de rentrée à l’Opinion, Yves Veyrier, secrétaire général de Force ouvrière, émettait de sérieux doutes sur la pertinence d’une concertation consacrée à la réforme des retraites . « Je ne vais pas aller discuter du programme d’Emmanuel Macron pour la présidentielle », disait-il. Depuis que le chef de l’Etat a implicitement annoncé, le 12 juillet, que ce dossier n’aboutirait pas sous ce quinquennat, le sujet appartient davantage à sa future campagne qu’à son bilan.

« Lunaire ». Et voilà que Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, emprunte le même chemin. Ce 1 septembre, il était reçu par Le Premier ministre voulait écouter ses hôtes plus que parler. Il n’aura pas été déçu. A sa sortie, la sanction du cédétiste est tombée : une concertation sur les retraites « n’a pas lieu d’être », alors qu’il « n’y a pas de voie de passage pour une quelconque réforme d’ici 2022 ». Et de préciser : « Toute concertation qui s’opérerait serait un peu lunaire (...) On ne va pas se mettre à discuter avec un gouvernement pour nourrir le programme d’un candidat. Ça n’a pas de sens. »

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