En refusant une concertation sur les retraites, le leader de la CFDT rend très difficile la poursuite de cette initiative lancée par le chef de l’Etat le 12 juillet

Il y a presque trente ans, Edouard Balladur faisait adopter la réforme des retraites la plus sévère à ce jour. La loi du 22 juillet 1993 était votée sans grèves, sans manifs. La victoire toute fraîche de la droite aux législatives et la torpeur de l’été avaient bien aidé le Premier ministre de l’époque.

La réforme voulue par Emmanuel Macron est l’exact contraire : de longs mois de consultation, une rude contestation dans la rue, une suspension pour cause de Covid-19, et un ajournement sine die. Le coup de grâce est porté, le 1 er septembre, par Laurent Berger. Reçu par , le secrétaire général de la CFDT refuse même de discuter de ce que pourrait être une éventuelle réforme, si elle devait avoir lieu. « Toute concertation qui s’opérerait serait un peu lunaire (...) On ne va pas se mettre à discuter avec un gouvernement pour nourrir le programme d’un candidat. Ça n’a pas de sens. ​»

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