« La situation française n’est pas bonne. Le risque, à trop vouloir l’ignorer et prétendre le contraire, est d’être rattrapé brutalement par la réalité. Le danger, c’est que l’ajustement se fera à l’élection présidentielle de 2022 »

Ça y est : la France va mieux. Mieux que mieux même. La lutte contre la Covid progresse : près de 50 millions de Français ont reçu leur première dose. La croissance est forte et devrait atteindre 6 % en 2021. Le taux de chômage est stable et les employeurs peinent à embaucher – signe qu’il faudra, dit-on, augmenter les salaires. Le soleil est même de retour.

Le Gouvernement, il aurait tort de se priver, se pavane. Oubliant la chute du PIB de 8 %, il se réjouit d’un rattrapage dont il s’attribue l’entier mérite. Fanfaron, il prétendrait presque que la stratégie vaccinale avait été précisément prévue de cette façon depuis le début, réécrivant a posteriori ses dénis et hésitations ; la pagaille originelle était signe de son génie. De micro en micro, il martèle son discours positif , dont ressort un message de moins en moins implicite aux électeurs : ils seront bien inspirés de se souvenir de son talent quand ils se rendront aux urnes dans quelques mois.

« Notre taux de chômage est durablement élevé et, avant la crise, était plus du double de celui de l’Allemagne. Nos finances publiques sont à la dérive, avec une dette plus de 45 points supérieurs à celle de notre voisin »

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