« Mais si le vrai problème n’était pas judiciaire ? L’affaire Halimi ne réside-t-elle pas dans la banalisation de l’antisémitisme dans notre pays ? »

La « bouffée délirante » de l’assassin de Sarah Halimi, qui lui avait valu d’être jugé irresponsable de son crime, n’en finit pas de faire des vagues... et c’est tant mieux ! Il ne manquerait plus que le silence et l’oubli recouvrent, avec la terre encore fraîche, le cercueil de cette victime martyrisée, coupable d’avoir été juive et confondue dès lors avec le diable !

Il était sain et légitime que des juristes, aussi respectueux soient-ils de l’Etat de droit, qui veut que la justice soit rendue par les tribunaux au nom du peuple français, s’interrogent sur ce qui, au plus haut niveau de l’Etat, est maintenant considéré comme une faille dans notre législation pénale.

Le droit pénal français, héritier des Lumières, ne juge plus les fous ; il requiert le libre discernement de l’auteur de l’infraction au moment où il la commet. C’est heureux et à l’honneur de notre justice. Mais la même liberté n’a-t-elle pas pour conséquence de rendre chacun responsable de la préservation de son libre arbitre et des comportements de nature à l’annihiler ?

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