Mise en examen d’Agnès Buzyn et revendications jihadistes de Salah Abdeslam ont saturé les médias ces derniers jours. Dans la course pour l’Elysée en 2022, les tribunaux vont-ils imposer leur loi ?

La mise en examen d’Agnès Buzyn encaissée, la majorité joue en défense. Premier réflexe, s’accrocher à l’idée que, dans deux cents jours, à l’heure de leur choix pour l’Elysée, les Français n’auront pas pour seul critère l’imprévisible Covid. Se rassurer aussi en constatant que, hormis La France insoumise, la classe politique se garde d’exploiter cette actualité judiciaire, et se dire qu’à force de trop en faire, les juges perdent toute crédibilité.

N’empêche, le feuilleton CJR inquiète. Alors que l’horizon s’éclaircissait sur le front de la pandémie, il fait revenir les nuages des masques et des tests. « Les Français ont intégré que la campagne allait se dérouler sous crise sanitaire. Maintenant, tout dépendra de ce qu’ils retiendront des événements depuis janvier 2020. Soit la dernière photo (la vaccination qui fonctionne, la France pays qui s’en sort), soit le film d’une gestion chaotique. Bien évidemment, la convocation de ministres devant la CJR peut faire pencher vers le film », analyse Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop.

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