Sous la menace d’être privée des subsides européens du fonds de relance, la coalition gouvernementale polonaise est paralysée

L’affaire paraissait pourtant emballée. Mi-juillet, trois sources proches du dossier assuraient que la validation du plan de relance polonais était une question de jours. C’était compter sans l’instabilité politique polonaise, qui a perturbé les négociations censées permettre au pays d’Europe centrale de percevoir 29,3 milliards d’euros de subventions et 12,1 milliards de prêts.

Deux mois après, le torchon brûle toujours entre Bruxelles et Varsovie, sur fond d’exigences d’engagements solides en faveur de l’indépendance de la justice. Dernier épisode en date : la demande faite mardi 7 septembre par la Commission à la Cour de Justice de l’UE (CJUE) d’imposer des astreintes journalières à la Pologne, tant que celle-ci n’aura pas suspendu la Chambre disciplinaire de sa Cour suprême comme le lui a ordonné la Cour de Luxembourg dans une décision en référé, le 14 juillet.

Mise en place en 2017, cette chambre disciplinaire a le pouvoir de lever l’immunité pénale des juges et de réduire leurs salaires. Elle constitue pour la Commission un , en tant que symbole de l’emprise du pouvoir exécutif et notamment du parti Droit et justice (PiS) sur le pouvoir judiciaire.

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