Le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Bed-Ford Claude, chargé de l’enquête sur l’assassinat du président Jovenel Moïse, avait affirmé pouvoir prouver des échanges entre le Premier ministre et le principal suspect

Rebondissements en chaîne dans l’enquête ouverte après le meurtre du président haïtien Jovenel Moïse, début juillet. Mardi 14 septembre, le Premier ministre haïtien Ariel Henry a remplacé le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Bed-Ford Claude, qui avait réclamé son inculpation et ordonné aux forces de l’ordre de l’empêcher de quitter le territoire.

Ce dernier, à la tête des investigations, avait affirmé détenir des relevés téléphoniques montrant qu’Ariel Henry s’est entretenu à deux reprises avec l’un des principaux suspects de l’assassinat de l’ancien chef d’Etat, Joseph Felix Badio. Ce suspect, un ancien fonctionnaire du ministère de la Justice, dont Ariel Henry a publiquement pris la défense, est en fuite. Le Premier ministre, cité par RFI, avait alors dénoncé des « manœuvres de diversion », visant à « semer la confusion et empêcher la justice de faire sereinement son travail ».

Réaction. Dans une lettre datée du 13 septembre envoyée à Bed-Ford Claude, Ariel Henry a déclaré le licencier pour « erreur administrative grave », sans donner plus de détails. Il a ensuite nommé Frantz Louis Juste à ce poste. La constitution haïtienne de 1987 stipule que seul le président peut nommer ou licencier le procureur.

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