« Miroir, mon beau miroir, quelle est la plus belle de tout le pays ? » Comme la Reine dans Blanche Neige, la France aime se regarder dans le miroir de sa politique extérieure, non pour vérifier si elle est toujours la plus belle, mais pour savoir si elle reste une grande puissance. Or, l’image que celui-ci lui renvoie désormais « la fait pâlir de colère ». L’affaire des sous-marins australiens est vécue comme une humiliation , qui s’ajoute à d’autres déconvenues : l’impasse au Mali ou la marginalisation en Libye et en Syrie.

Chez nos voisins européens, notre courroux suscite, au mieux, une forme d’indifférence amusée. Et cela agace. Toutes proportions gardées, le moment que nous traversons rappelle la crise de Suez en 1956. Londres et Paris avaient alors fait la cruelle expérience de la perte de puissance face au duo américano-soviétique. Il avait fallu rapatrier les troupes d’Egypte, piteusement. Londres se jura alors de coller à Washington et Paris de trouver les chemins de l’indépendance avec l’arme nucléaire.

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