Jusqu’ici, la majorité présidentielle regardait Eric Zemmour fracturer la droite et l’extrême droite. Elle réalise aujourd’hui que la percée du polémiste va déstabiliser durablement tout le paysage politique

C’est un député LREM qui doute de la clairvoyance de ses camarades. « Nous n’avons pas assez dans le scope que la droite peut recueillir jusqu’à 30 % des voix au premier tour de l’élection présidentielle. » Et qui les invite à reprendre la conduite de la campagne à zéro. Première étape : « Sommes-nous tous d’accord sur la nature de notre principal risque politique pour 2022 ? Jusqu’ici, on laisse gonfler Eric Zemmour pour qu’il fracture la droite et l’extrême droite mais la conséquence de cela sera la non-qualification de Marine Le Pen pour le second tour. »

Un tel scénario ne handicaperait pas que le Rassemblement national, il priverait Emmanuel Macron d’un duel qu’il prépare depuis cinq ans et duquel il sortirait vainqueur, même d’une courte tête. Deux instituts de sondage ont jusqu’ici mesuré les intentions de vote en faveur d’Eric Zemmour au-dessus des 10 % avec le même effet à chaque fois. Chez , le polémiste entraîne Marine Le Pen à la limite de la barre des 20 %. Chez , elle est à 18 %. Dans les deux cas, l’écart avec le chef de l’Etat se creuse... et celui avec Xavier Bertrand se réduit.

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