L’ancien ministre et négociateur en chef de l’Union européenne pour le Brexit était l’invité de Franceinfo, ce vendredi 24 septembre. Il a réaffirmé la nécessité d’une primaire ouverte de la droite et du centre, que Xavier Bertrand refuse

« J’ai l’intention d’être le président d’une France réconciliée, de faire respecter les Français et la France. » C’est ce qu’a déclaré, le 26 août dernier, Michel Barnier lors de l’officialisation de sa candidature à l’élection présidentielle de 2022 . L’ancien ministre et ex-négociateur en chef de l’Union européenne souhaite par ailleurs se soumettre à une primaire ouverte de la droite et du centre, un mode de désignation auquel Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France et également candidat à l’élection présidentielle, est fermement opposé. Invité sur le plateau de Franceinfo, ce vendredi 24 septembre, Michel Barnier a insisté sur le fait que l’organisation d’une primaire était primordiale pour la droite et le centre.

« Si on veut le soutien de nos militants qui méritent d’être respectés, et qui vont avoir le dernier mot (...) si on veut représenter cette famille dont le projet politique correspond à ce qu’attendent les Français (...), alors il faut jouer la règle du jeu », a-t-il martelé sur Franceinfo, ajoutant qu’il s’agissait là d’une « question de loyauté et de confiance mutuelle ». Par ailleurs, Michel Barnier a indiqué qu’un seul candidat pourra être légitime pour représenter la droite en 2022. « C’est obligatoire, c’est notre responsabilité que de transformer tous les essais que nous avons marqués (...), et trouver le moyen d’exprimer, de personnaliser avec un seul candidat », a-t-il affirmé, espérant « être ce candidat ».

« Il n’y a pas de candidat providentiel (...), je n’y crois pas », a-t-il également souligné, tout en admettant qu’il fallait « donner du temps au débat ». Samedi, les adhérents au parti Les Républicains devront trancher entre une primaire ouverte aux militants et élargie aux citoyens, ou un vote réservé aux seuls adhérents. De son côté, : « J’ai une conception gaullienne de l’élection présidentielle : c’est la rencontre d’un homme ou d’une femme avec les Français, autour d’une vision et d’un projet. C’est pourquoi je ne souhaite plus m’inscrire dans la logique d’un seul parti. »

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