Invisibles pour les citoyens alors qu’elles sont omniprésentes au jour le jour, fruits de compromis complexes mais reprises à leur compte par les Etats membres, de nombreuses décisions européennes franchissent rarement les parois de la bulle bruxelloise

« Une preuve de plus que l’Europe peut profiter à chacun de manière concrète et dans sa vie quotidienne ». C’est ainsi qu’a salué Geoffroy Didier à propos du projet de directive visant à imposer un chargeur universel, dévoilé par Bruxelles jeudi. A l’instar de l’eurodéputé LR, ils ont été nombreux à s’engouffrer dans la brèche, la Vice-présidente de la Commission, Margrethe Vestager , allant jusqu’à réaliser une vidéo avant/après, câbles à la main, pour vanter « une petite révolution dans nos vies quotidiennes ».

Une avalanche communicationnelle, aussi unanime qu’inhabituelle, qui interroge forcément, d’autant plus sur un sujet relativement anecdotique et pourtant largement couvert par la presse européenne. « Ce type de décisions est très rare, en ce qu’elles ont un impact direct et rapide, et permettent donc de montrer facilement l’utilité de l’UE », explique Hughes Beaudouin, ancien journaliste, correspondant à Bruxelles pour plusieurs médias français de 2004 à 2020. « Il y avait déjà eu une initiative sur les chargeurs il y a douze ans, et je me souviens qu’à l’époque, on s’était précipité comme une meute sur le sujet. Les institutions sont à l’affût et se rendent très disponibles aux médias, ce qui crée un effet d’entraînement », poursuit celui qui est devenu porte-parole de Dacian Ciolos, président du groupe parlementaire Renew et chroniqueur de l’Opinion .

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