« Il a appris le Coran, puis les abécédaires de l’enseignement dispensé dans les plus grandes Mahadras et auprès des grands érudits de l’époque »

Président de la république islamique de Mauritanie depuis deux ans, Mohamed Ould Ghazouani est l’un des partenaires privilégiés des Occidentaux dans la lutte contre le terrorisme . Dans ce pays de plus de quatre millions d’habitants, rattaché à la fois au Maghreb et à l’Afrique de l’ouest, au Sahara et au Sahel, il représente une forme de symbiose des dirigeants successifs du pays.

Né en 1956 à Boumdeid, il est le petit-fils d’un érudit fondateur de la confrérie des Ghouzhf. Il pourrait, comme Moktar Ould Daddah, le premier président de la Mauritanie indépendante, prétendre au qualificatif de « sage marabout ». Il est aussi issu de la lignée des très haut gradés, dont plusieurs sont arrivés au pouvoir à l’issue d’un coup d’Etat avant d’être confirmés dans les urnes. Lui a troqué son treillis contre le costume de ministre de la Défense, à huit mois de la présidentielle de juin 2019.

« Rien ne le prédestinait au métier des armes, confie Mohamed Fall Ould Oumeïr Beye, directeur général de l’Agence mauritanienne d’information. Le président a reçu un solide enseignement religieux. Il a appris le Coran, puis les abécédaires de l’enseignement dispensé dans les plus grandes mahadras et auprès des grands érudits de l’époque. Ouvert d’esprit et vénéré parmi les siens, son père (feu cheikh Mohamed Ahmed Ould El Ghazouani) lui a ensuite ouvert la voie de l’école moderne. »

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