Sa méthodologie est transposable à d’autres milieux comme l’éducation ou le sport, où des violences sexuelles ont pu être commises à grande échelle

« Exemplaire », « remarquable » : les éloges sur le travail de la commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise (CIASE) pleuvent avant même la remise de son rapport, ce mardi. Même les associations de victimes les plus réticentes au départ, comme La Parole libérée, saluent aujourd’hui l’exercice. Rien n’est pourtant gagné quand la Commission lance son appel à témoignages, mi-2019, et que 6 500 personnes se manifestent. Quelque 250 entretiens approfondis seront menés par les 22 experts dont le président Jean-Marc Sauvé, ancien vice-président du Conseil d’Etat .

La méthodologie adoptée, la qualité de l’écoute accordée aux victimes, la rigueur apportée dans tout ce « travail de vérité » seront-elles transposables à d’autres univers que l’Eglise catholique ? Des « commissions Sauvé » pourraient-elles naître dans l’éducation, le sport, la culture, dans le public comme le privé ? A l’heure de la déferlante #MeToo, des enquêtes lancées tous azimuts, souvent de façon artisanale ou carrément anarchique, confiées à des DRH débordés ou des cabinets spécialisés mais sans cadre précis , plusieurs membres de la CIASE estiment que leur travail pourrait utilement être dupliqué.

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