La mesure, très encadrée, permettra aux mosquées de faire un appel à la prière de cinq minutes maximum le vendredi pendant deux ans

La maire de Cologne, Henriette Reker, parle d’une « affirmation de la liberté religieuse » : la cité rhénane, à l’imposante cathédrale, va autoriser les mosquées, à titre expérimental, à diffuser l’appel à la prière du vendredi. Le projet, d’une durée de deux ans, est très encadré : ce sera cinq minutes maximum entre 12 heures et 15 heures, le volume sonore accepté dépendant de la localisation des mosquées. Une évaluation sera diligentée à la fin du projet. La maire sans étiquette voit dans la mesure une « reconnaissance des intérêts des résidents musulmans », qui représentent 12 % de la population de la ville.

Si Cologne est la première grande métropole allemande à s’engager sur cette voie, on peut déjà entendre le chant du muezzin dans une trentaine de communes outre-Rhin. A Düren, à 50 km de Cologne, c’est depuis 1984 et trois fois par jour. Sans que cela fasse de vague. « Je recommanderais de le faire sans haut-parleur et de se limiter au vendredi pour ne pas gêner le voisinage », estime Bilent Car, le directeur de l’institut d’études islamiques d’Osnabrück, dans la presse allemande.

Œil critique. Pointant une démonstration de force de l’islam, s’est emparé du sujet, véritable serpent de mer du débat public outre-Rhin, tout comme le tabloïd . Les Allemands considèrent majoritairement le sujet d’un œil critique, d’après un sondage réalisé en 2020 par l’institut Insa-Consulere. Une partie de , se prononce contre une telle expérimentation dans sa région.

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