Quatre mois de travaux, une commision de pilotage « impartiale et indépendante »: Emmanuel Macron lance ce lundi à Poitiers les Etats généraux de la justice

Trois jours avant le lancement des Etats généraux de la justice, Élisabeth Guigou remettait un rapport sur la présomption d’innocence. Quatre mois de travail, 80 auditions et, soyons francs, quelques risques de finir dans un tiroir de la Chancellerie. Voilà pourquoi la « remise à plat » impliquant « tout l’écosystème de la justice » , annoncée par l’Elysée, laisse sceptique. Les commissions, ateliers, chantiers se succèdent au point, comme le dit l’avocat Jean-Pierre Mignard, que « le ministère de la Justice devrait s’intituler ministère de la réforme de la justice ».

Les personnalités auxquelles l’Opinion a demandé quelle était LA réforme prioritaire évoquent avant tout le manque de moyens, la « clochardisation » de l’institution, selon la formule de l’ancien garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas. De là à penser que ces Etats généraux, associant « tous les professionnels », abordant les justices pénale et civile mais aussi « la justice qui protège » ou « le pilotage d’une institution judiciaire » , avec leurs « panels citoyens » et leur plateforme contributive ne vont pas dépasser le brainstorming général... Avant même de commencer, l’ampleur et la complexité des sujets abordés donnent le tournis.

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