Ces poissons parasites se fixent dans les endroits où l’écoulement d’eau sur la peau de leur hôte entraîne une dépense d’énergie minimale.

Les coureurs cyclistes se placent souvent de façon stratégique dans la roue d’un autre coureur. Ils s’abritent ainsi du vent, réduisant leur force de traînée et économisant donc de l’énergie. Au cœur du peloton, la réduction de la traînée peut atteindre 90 % ! Comme des cyclistes professionnels, les rémoras, des poissons qui se fixent sur les grands animaux marins, s’accrochent sur le dos des baleines bleues aux endroits où la traînée est réduite. Brook Flammang, de l’institut de technologie du New Jersey, aux États-Unis, et ses collègues ont confirmé cette observation grâce à une simulation numérique. Ils ont modélisé le corps entier d’une baleine et l’écoulement de l’eau lorsque celle-ci nage.

Les rémoras sont des poissons de la famille des Echeneidés dont la nageoire dorsale a évolué en une sorte de ventouse. Grâce à cette dernière, ces animaux commensaux se fixent sur des requins ou des baleines pour profiter des restes de leurs repas. Cette association est symbiotique dans la mesure où les rémoras débarrassent leur hôte de ses parasites. Ils y gagnent aussi en retour un moyen de locomotion « gratuit » et un abri contre les prédateurs. Mais on sait peu de choses sur la dynamique des rémoras sur leur hôte. Se fixent-ils au hasard sur la peau de l’animal ou dans des zones bien choisies ?

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