Il y a quarante ans, le monde médical repérait les premiers cas de sida. Mais d’où venait le virus ? Il a fallu attendre la fin des années 2010 pour clore l’enquête sur l’origine de la pandémie.

Le 5 juin 1981, des cliniciens de la côte ouest américaine rapportaient, dans le Morbidity and Mortality Weekly Report des Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies, plusieurs cas de pathologies « opportunistes » chez de jeunes hommes homosexuels. Ce terme désigne des maladies sévères que l’on ne rencontre habituellement que chez des personnes dont le système immunitaire est déficient. Ils venaient de découvrir ce qui, un an plus tard, serait appelé « sida » – acronyme de syndrome d’immunodéficience acquise.

Aujourd’hui, plusieurs dizaines de millions de personnes dans le monde sont porteuses du virus du sida (VIH, pour virus de l’immunodéficience humaine) – près de 40 millions en 2017, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). On estime aussi que 40 millions de personnes sont mortes de cette pathologie depuis le début de la pandémie. Sans traitement adapté, les chances de survie au-delà de dix ans après la contamination sont infimes. D’où vient ce virus ? Pourquoi une telle émergence au xx siècle ? Dès le début de l’épidémie, médecins et biologistes ont tenté de répondre à ces questions. Peu à peu, ils ont remonté la piste de l’origine de cette maladie et, aujourd’hui, grâce aux nombreux travaux réalisés, un scénario clair émerge. À l’heure où l’enquête sur l’origine de la pandémie de Covid-19 n’en est qu’à ses débuts, l’histoire de cette investigation se révèle riche d’enseignements.

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