En scannant aux rayons X des lettres fermées vieilles de 300 ans, des chercheurs ont déterminé numériquement la géométrie des pliures du papier pour les ouvrir virtuellement et en lire le contenu.

Le 31 juillet 1697, un certain Jacques Sennacques a écrit à son cousin Pierre Le Pers, un marchand français installé à La Haye, aux Pays-Bas, lui demandant une copie certifiée de l’acte de décès de Daniel Le Pers, probablement un autre membre de leur famille. Il a plié sa lettre d’une façon si complexe que si le message avait été intercepté et ouvert, il aurait été impossible de la replier sans laisser de trace ; une technique nommée « letterlocking ». Or quelque 300 ans plus tard, la lettre n’a toujours pas été ouverte. L’équipe menée par Jana Dambrogio, conservatrice aux bibliothèques de l’institut de technologie du Massachusetts et spécialiste du letterlocking , a utilisé l’imagerie par microtomographie à rayons X et un programme de reconstruction de la lettre pour accéder au message qu’elle contient sans avoir à l’ouvrir.

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