Il est très rare que les scientifiques puissent observer directement un phénomène. Ils le font à travers des instruments et des théories.

Lorsqu’ils annoncent une découverte scientifique, les chercheurs – et les journalistes après eux – disent souvent qu’un nouveau phénomène a été « observé ». Pour le commun des mortels, le terme renvoie au sens commun et suggère qu’on a « vu » directement le phénomène en question. Or la controverse récente sur la présence de phosphine (PH 3 ) dans l’atmosphère de Vénus offre l’occasion de rappeler que très peu de phénomènes d’intérêt scientifique sont véritablement « observés ».

La controverse est née en septembre 2020 avec la publication par une équipe d’astronomes d’un article annonçant la mise en évidence de phosphine dans la haute atmosphère de Vénus, ce qui serait un fort indice de la présence d’une forme de vie. Il n’en fallait pas plus pour que Jim Bridenstine, alors administrateur de la Nasa, parle « d’événement le plus important dans la recherche de vie extraterrestre ».

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