L’accès aux banques de gènes doit-il rester libre ? C’est l’un des principaux points de désaccord entre les pays du Sud et ceux du Nord en matière de biodiversité.

La Convention sur la diversité biologique (CDB), traité signé en 1992, est gérée par la Conférence des parties, organe réunissant à ce jour 196 pays. La prochaine réunion de cet organe, la COP15, qui devait se tenir en octobre 2021, vient à nouveau d’être reportée en raison de la crise sanitaire. L’une des questions âprement débattues dans le cadre des discussions préparatoires (voir aussi ma chronique du mois précédent ) est le statut des séquences génétiques. De quoi s’agit-il ?

La génomique est une science récente qui étudie les gènes d’un organisme en déterminant les chaînes de nucléotides de l’ADN grâce à des techniques de « séquençage ». De moins en moins coûteuses et de plus en plus rapides, ces techniques engendrent des masses considérables de données numériques. La recherche sur le vivant s’effectue ainsi en bonne partie à l’aide d’ordinateurs reliés aux banques internationales de gènes (stockés sous forme numérique) et à des centres de calcul. L’information et les connaissances contenues dans une séquence d’ADN peuvent ainsi être extraites, transformées et échangées ces banques indépendamment du matériel génétique, physique, auquel elles se rapportent.

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