Entre 1860 et 2018, l’économie de la haute vallée de la Maurienne (Savoie) a complètement changé, modifiant l’exposition des populations aux risques d’avalanches. Les mutations du couvert végétal découlant du changement d’activité et l’urbanisation constituent les moteurs principaux d’un nouveau type de risque.

La dynamique physique des avalanches est aujourd’hui de mieux en mieux connue. Les conditions de déclenchement, les particularités de la neige –seiche ou humide- et une connaissance très précises des couloirs empruntés de préférence par les écoulements contribuent à réduire le danger et atténuer l’impact de ces évènements. Mais ces phénomènes s’inscrivent dans un cadre changeant. Si les montagnes sont immuables à l’échelle humaine, l’occupation de ses vallées et pentes ne l’est pas. L’homme ne cesse de la modifier. Les analyses scientifiques croisant un risque naturel avec les mutations socio-économiques d’une zone, en l’occurrence ici une vallée des Alpes sont jusqu’ici plutôt rares. Les résultats obtenus par une équipe de l’Institut national de la recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) et l’Université de Grenoble Alpes publiés dans Global environmental change ajoutent des connaissances précieuses.

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