Et celui des fourmis l'est moins.

En matière de cervelle, comme ailleurs, la taille ne fait pas tout. Si la masse ou le volume du cerveau ont longtemps été considérés comme les meilleurs indices de la capacité comportementale des êtres vivants (ce que le profane qualifiera d'intelligence), de récentes études menées sur des vertébrés ont tendance à montrer que la densité du cerveau et le nombre de neurones lui sont bien mieux corrélés.

Menée sur trente-deux espèces d'hyménoptères –les abeilles, guêpes, fourmis, frelons, etc.–, une étude publiée fin mars tire parti d'une nouvelle technique de comptage des neurones et conclut que bien des abeilles ont une densité de cellules cérébrales supérieure à celle des petits oiseaux, mais que le cerveau de la plupart des fourmis est à l'inverse moins dense. Pourquoi une telle différence? Sans doute du fait du mode de vie des insectes: comme les abeilles volent, il est probable qu'elles aient besoin de cellules cérébrales plus nombreuses que les fourmis pour traiter les informations visuelles.

Soupe de mini-cerveaux

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