À l'insoutenable peine de la perte d'un enfant s'ajoute une douleur liée aux démarches administratives, souvent cruelles. Des parents veulent faire réagir les institutions.

Elle l'a repoussé, repoussé et encore repoussé. Ce moment-là, Marion n'en voulait pas. «Ça craint, car j'en ai même dépassé la date limite, mais bon, il y a tellement plus grave que de rentrer dans les délais de l'administration française...» , tempère amèrement cette femme de 29 ans.

Ce matin-là, l'éducatrice de jeunes enfants, basée en Nouvelle-Aquitaine, se résout finalement à faire sa déclaration en ligne. Dès son arrivée sur la page de connexion, c'est boule au ventre et mains qui tremblent. Elle sait déjà que sous l'onglet «Personnes à charge en 2020», Tao sera là. François et elle ont perdu leur fils le 23 février 2020. Il avait 15 mois et 10 jours.

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