La suspension temporaire de la propriété intellectuelle réclamée par Washington et Paris entraînerait une longue réorganisation de la production incompatible avec l’urgence qu’exige la pandémie.

Mercredi 5 mai, le président des États-Unis, Joe Biden, a annoncé à la surprise générale que l’administration américaine soutenait désormais la levée provisoire des brevets sur les vaccins contre la Covid-19 pour accélérer la lutte contre la pandémie. Quelques heures plus tard en France, le président de la République Emmanuel Macron lui emboîtait le pas, appelant à faire de la recette du traitement « un bien public mondial » .

Avec ces revirements, les États-Unis et la France ont rejoint une liste de plusieurs pays, comme l’Inde et l’Afrique du Sud , qui réclamaient depuis plusieurs semaines à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) de renégocier les règles de la propriété intellectuelle pour en exclure temporairement les vaccins contre la Covid-19.

Cependant, on peut s’interroger sur la multiplication de ces demandes de dérogation. En effet, des mécanismes en faveur de la sauvegarde de la santé publique et des outils permettant de passer outre les brevets des médicaments existent déjà dans les textes internationaux.

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